La carence nutritionnelle qui peut affecter le cerveau dès le jeune âge adulte

La carence nutritionnelle qui peut affecter le cerveau dès le jeune âge adulte

Une carence nutritionnelle courante peut affecter le cerveau précocement – même chez les jeunes

De nouvelles recherches indiquent qu’une carence en choline (choline) peut être liée à des signes précoces de stress dans le corps et le cerveau chez les jeunes adultes, en particulier chez les personnes souffrant d’obésité, autrement dit une forme de surcharge pondérale importante. Il est intéressant de noter que cela peut se produire même en l’absence de symptômes évidents.

Ce que les chercheurs ont observé

L’étude a comparé de jeunes adultes (principalement entre 20–30 ans) avec et sans obésité. Dans le groupe présentant une obésité, on a observé des marqueurs biologiques pouvant indiquer une charge précoce pour l’organisme, notamment des niveaux plus élevés d’inflammation et des signes de stress métabolique et hépatique.

Les chercheurs ont également constaté des niveaux plus élevés d’un marqueur appelé neurofilament light chain (NfL). Le NfL peut augmenter lorsque les neurones sont soumis à un stress ou lésés, et il est souvent utilisé en recherche comme indicateur d’une influence négative sur le plan neurobiologique.

Choline: pouquoi est-ce important ?

La choline est un nutriment nécessaire à plusieurs fonctions essentielles. Elle contribue notamment à la construction et à l’entretien des membranes cellulaires, au soutien de la fonction hépatique normale et à la synthèse du neurotransmetteur acétylcholine, important pour le système nerveux et des processus cognitifs tels que la mémoire et l’apprentissage.

Le lien entre la choline, l’obésité et des marqueurs de risque précoces

Une observation importante était que nombre de personnes du groupe présentant une obésité avaient des niveaux sanguins de choline plus faibles. Des niveaux plus faibles de choline étaient à leur tour associés à ces marqueurs précoces de stress (inflammation, charge métabolique et NfL plus élevé). 

Cela ne signifie pas qu’une carence en choline « cause » à elle seule une atteinte cérébrale, mais ces résultats renforcent l’idée que le statut nutritionnel peut faire partie de l’ensemble et que certains processus de risque peuvent débuter plus tôt dans la vie qu’on ne le pensait auparavant.

Les jeunes consomment-ils suffisamment de choline ?

Selon le rapport, l’apport en choline est souvent faible chez les jeunes, ce qui peut rendre plus facile un apport insuffisant, en particulier si l’appétit est réduit, si l’alimentation est peu variée ou si l’on consomme peu d’aliments typiquement riches en choline.

Que peut-on faire concrètement ?

Pour beaucoup, une première étape peut consister à revoir son alimentation et à assurer un apport régulier d’aliments riches en choline. Parmi les exemples souvent cités: les œufs, le poisson et la volaille. Une supplémentation en choline est importante si l’on ne consomme pas régulièrement des aliments riches en choline. 

La citicoline est-elle la même chose que la choline ?

La citicoline (également appelée CDP‑choline) n’est pas identique à la choline, mais il s’agit d’une forme étroitement apparentée. Une fois absorbée, la citicoline est dégradée en choline et en cytidine, qui sont utilisées principalement dans le cerveau pour construire et entretenir les membranes des neurones ainsi que pour la production du neurotransmetteur acétylcholine. À la différence de la choline apportée par l’alimentation, qui couvre les besoins plus fondamentaux de l’organisme tels que la fonction hépatique et la structure cellulaire dans tout le corps, la citicoline est utilisée surtout pour soutenir la fonction cérébrale. Cela signifie que la citicoline peut constituer un complément précieux pour la cognition et le système nerveux, mais ne remplace pas toujours le besoin de choline provenant de l’alimentation ou d’autres sources de choline lorsqu’il s’agit de l’équilibre global en choline de l’organisme. 

Auteur et Réviseur